Classe G ? vous perdez trop

Classe G ? vous perdez trop

Mardi, Février 17, 2026

Les logements bien classés sur le plan énergétique se vendent de plus en plus cher, tandis que les passoires thermiques subissent une décote qui s’accentue d’année en année.

Début 2025, les logements classés F et G représentaient encore 15 % des ventes. À l’inverse, les biens très performants (A et B) ne représentaient que 8 % des transactions, selon l’étude des Notaires de France publiée en janvier 2026 sur la valeur verte des logements.

En 2024, un appartement classé A s’est vendu en moyenne 16 % plus cher qu’un bien classé D. En 2021, l’écart n’était que de 9 %. Même tendance pour les appartements classés B : +12 % en 2024, contre +9 % trois ans plus tôt.

À l’inverse, les biens énergivores sont de plus en plus pénalisés. Un appartement classé G s’est vendu en moyenne 12 % moins cher qu’un D en 2024 (contre -11 % en 2021). Pour les maisons classées G, la sanction est encore plus forte : -25 % en 2024, alors qu’elle était de -17 % en 2021. La décote s’accélère clairement.

L’impact varie cependant selon les territoires. À Paris, la moins-value d’un appartement classé G par rapport à un D est de -10 %. Elle passe à -14 % en petite couronne et -17 % en grande couronne. Dans des régions comme le Grand Est ou la Bourgogne-Franche-Comté, la décote grimpe jusqu’à -24 % et -25 %.

Concernant les logements performants (A et B), la plus-value dépend aussi de la région. Elle varie de +11 % en Auvergne-Rhône-Alpes à +20 % en Occitanie.

Conclusion nette : la performance énergétique influence de plus en plus la valeur immobilière. Les logements bien classés prennent de la valeur, les passoires en perdent. Et l’écart continue de se creuser.

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